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Les différentes classes d’amplification

Tous les amplificateurs audios ne sont pas « nés » égaux. Ils ont leurs caractéristiques propres, autant dans la construction des circuits d’alimentation que dans les circuits de traitement audio, de pré-amplification ou d’amplification de puissance. Je parlerai aujourd’hui des différentes classes d’amplification de puissance, ou si vous préférez, des différentes façons de construire un circuit d’amplification de puissance, et son impact sur le résultat final attendu, soit la reproduction musicale la plus fidèle possible. Je me concentrerai dans cet article sur les classes d’amplifications les plus répandues. La classe d’amplification définit la façon dont les composantes électroniques et électriques d’un amplificateur se comportent lorsqu’il n’y a aucun signal audio traité. Autrement dit, lorsqu’un amplificateur est au repos. Ce principe s’adresse autant aux amplificateurs « stéréo », servant à la reproduction musicale, ou aux amplificateurs « multi-canaux » utilisés dans les cinéma-maison pour la reproduction de films.

La classe « A » : Le rêve des audiophiles


La classe « A » est une des plus anciennes classes d’amplification. Elle est encore très utilisée aujourd’hui, surtout dans les amplificateurs haut-de-gamme. Le principe de base de la classe « A » est la polarisation à 100% des transistors en tout temps. Les circuits électroniques de cette classe fonctionnent à 100% de leurs capacités, tout le temps, à bas volume comme à haut volume, et même si aucun signal audio n’est traité. C’est ni plus ni moins comme si vous démarriez votre voiture et mainteniez la pédale d’accélération bien à fond, même à l’arrêt du véhicule.
Il en résulte une grande perte d’efficacité énergétique. Ces amplificateurs chauffent énormément, beaucoup de chaleur s’en dégage car beaucoup d’énergie est gaspillée.
En revanche, du point de vue de la reproduction sonore, c’est le rêve. C’est une amplification très stable, avec peu ou pas de distorsion, une « chaleur » audio inégalée et une grande précision. Ces amplis sont souvent à faible puissance, mais ne vous y trompez pas, ils peuvent généralement asservir les haut-parleurs les plus exigeants!

La classe « B » : Le fantôme

La classe « B » n’a quasi jamais été utilisée dans le marché de l’électronique grand public, et elle est à peu près disparue aujourd’hui. J’en fais mention seulement pour préciser l’explication de la prochaine classe d’amplification.


En gros, en classe « B », les circuits d’amplification fonctionnent à 50% de leur capacité lorsqu’ils ne traitent pas de signal audio. Bien que la perte d’énergie était moindre qu’en classe « A », le résultat audio était très décevant : Signal mal contrôlé, plus de distorsion, ces amplificateurs étaient beaucoup moins « musicaux ».

La classe « AB » : La dominante


La classe « AB » est de loin de loin la plus utilisée aujourd’hui dans le marché des composantes dites « Hi-fi », autant dans le marché de masse que dans les marchés plus exotiques. Il s’agit ni plus ni moins du meilleur des deux mondes entre les classes « A » et « B ». Ces amplificateurs fonctionnent entre 50% et 100% de leur capacité en « repos », et s’adapteront au fur et à mesure de la demande. C’est une amplification plus linéaire, moins efficace à bas volume qu’en classe « A », mais plus efficace à haut volume qu’en classe « B », le tout avec une consommation énergétique modérée et une perte d’efficacité acceptable.

La classe « D » : La légende urbaine


Je parle de légende urbaine parce que le « D » a longtemps été associé à « Digitale » ou « Amplification numérique » , ce qui est inexact. La classe « D » est une classe d’amplification récente. Il s’agit d’une classe où l’amplificateur est à 0% de ses capacités lorsqu’il est au repos. Ce sont donc les amplificateurs qui consomment le moins de courant, et qui peuvent fonctionner avec un circuit d’alimentation modeste. Cette classe a permis la « miniaturisation » des amplificateurs depuis quelques années, et sera utilisée d’office dans tous les petits appareils comme les haut-parleurs portatifs, par exemple. 


À ses débuts, la qualité audio de cette classe était médiocre. Il était très facile de reconnaître une amplification en classe « D » par une simple écoute. Depuis quelques années, les designs ont été améliorés et on trouve aujourd’hui des appareils fonctionnant en classe « D » qui procurent une écoute agréable. Le point faible de cette classe restera toujours la reproduction à faible volume.

La classe « H » : La méconnue

La classe « H » est peu utilisée dans le marché de la reproduction sonore, mais elle aurait tout avantage à être plus présente. Il s’agit d’une classe « adaptative » qui combine l’efficacité énergétique de la classe « D » avec la musicalité de la classe « A ». L’amplificateur s’adapte en maintenant sa tension toujours légèrement au-dessus de ce qui est nécessaire pour accomplir son travail. Il y a donc toujours une quantité d’énergie « en réserve » qui peut être utilisée sur le champ lors d’un passage musical plus chargé, ou d’une scène de film plus « explosive ». À haut volume, les transistors de cette classe auront un comportement qui s’apparente énormément à la classe « A ». 

En espérant que le sujet vous a plus, vous êtes les bienvenus en salle de montre si vous désirez en apprendre davantage ou entendre différentes classes d’amplification!

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